Constitution d’un référentiel expérimental

La taille expérimentale permet de constituer des référentiels dans le but de comparer le matériel produit expérimentalement avec de véritables artefacts.

Différents types de référentiels:

  • 1. Les stigmates de production.

Les différentes marques laissées sur les roches clastiques telles que le bulbe conchoïdal, les étoilures, les lancettes ou la lèvre permettent de mettre en évidence, par comparaison, la grande variabilité des types de mode de production. Qu’il s’agisse de percussion directe ou indirecte, les stigmates laissés par une percussion à la roche dure (quartzite) ou tendre (grès ou calcaire), au bois de cervidé ou au bois végétal (buis) ne sont pas les mêmes. Concernant le débitage par pression, la mise en évidence de l’utilisation d’un andouiller de cervidé ou d’une pointe de cuivre se fera de la même manière.

  • 2. Les stigmates d’utilisation et la tracéologie.

Les traces macroscopiques :

Ce sont les traces d’utilisation d’un outil ou d’une armature qui sont visibles à l’oeil nu. Sur un outil, par exemple une lame, de petites coches situées sur la partie active et résultant d’une utilisation plus ou moins brutale et/ou prolongée sur un matériau tel que l’os, le bois de cervidé ou le bois végétal sont le fruit de cette activité et ne sont donc pas intentionnelles. Elles seront alors qualifiées de retouches d’utilisation. Il faut toutefois prendre garde de bien distinguer ces types de retouches de celles qui intentionnelles, pourraient éventuellement permettre de caractériser un outil, une utilisation ou bien même une culture particulière. Par exemple, la retouche Montbani est une technique bien particulère et caractéristique que l’on retrouve durant le Mésolithique. Une ou plusieurs coches sont ainsi faites vontairement sur le bord tranchant d’une lame ou d’une lamelle dans le but de créer un outil particulier. Ces retouches sont réalisées par un mouvement de pression/flexion sur un support tel qu’une branche ou un bois de cervidé avant de les utiliser.

Les traces microscopiques (polis d’utilisation)

L’utilisation plus ou moins prolongée d’outils de silex sur des matières telles que la chair animale, les végétaux ou les matières osseuses laisse des traces particulières sur les parties actives. Lorsque les conditions de conservation sont favorables, le tracéologue pourra généralement déterminer le type de matériau travaillé. Pour reprendre l’exemple des lames à coche, nous savons dorénavant, et ce, grâce à l’apport de la tracéologie, qu’elles servaient au travail de matières végétales. Les lustres ou polis d’utilisation restent très localisés et situés dans le creux de ces petites coches. La comparaison d’artefacts avec du matériel produit expérimentalement à permis de démontrer jusqu’à un certain point comment et pourquoi ces outils étaient utilisés. Nous pouvons donc raisonnablement penser qu’elles servaient, pour certaines d’entre-elles, à la fabrication et la régularisation de hampes de flèches.

  • 3. Les niveaux de savoir-faire
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